Séance introductive par Aude Mirkovic, juriste, maître de conférences en droit privé, présidente de Juristes pour l’enfance précédé d’une introduction sur le Droit naturel (cf attribution du Prix AES 2024 à l’ouvrage Droit naturel) par Marie-Joëlle GUILLAUME, présidente de l’AES.


L’état déplorable de notre société n’est pas sans lien avec la crise existentielle que traverse le droit. Cette première séance se propose d’identifier de quelle manière le positivisme juridique est à l’origine de cette crise, et de proposer le droit naturel comme ressource à redécouvrir et à mobiliser en vue de rétablir les relations sociales sur la justice transcendante.

 

Résumé

Pour sortir de l’impasse du positivisme juridique qui réduit le droit à un produit de la volonté et conduit in fine à un rapport de force (c’est à dire l’inverse du droit), il convient de refonder le droit sur la justice transcendante. C’est la doctrine du droit naturel, qui tient en quelques mots :

  • le postulat de l’existence d’un juste transcendant, objectif, extérieur à la volonté humaine
  • le rôle de la raison de rechercher la solution juste à une question donnée, et non décider de ce qui est juste ou non.
  • la méthode de l’observation du réel (retour d’expérience sur les solutions actuelles et passées, et anticipation des conséquences prévisibles) et de la discussion (confrontation des points de vue, perspective pluridisciplinaire).

La recherche du juste est sans doute toujours ardue et, en outre, sujette à l’erreur, mais il est tout à fait différent de tâtonner, voire même de s’égarer dans la recherche du juste, ou de décréter que ce juste, en soi, n’existe pas.

Le meilleur moyen d’aboutir à une solution juste reste au minimum … d’essayer !