Les progrès de la médecine dans les dernières décennies ont été essentiellement la conséquence des progrès de la recherche dans de nombreux domaines. Ils ont conduit aux avancées que l’on sait de la biologie et des biotechnologies. Or en même temps que l’on en célèbre les mérites et les effets, que la recherche scientifique suscite enthousiasme et attente, elle génère interrogations et craintes. On en vient même à poser la question : Faut-il imposer des limites aux champs de la recherche ? Dans sa requête obsessionnelle de sécurité, notre société assistée et déresponsabilisée en vient à s’interroger : Le principe de précaution ne devrait-il pas s’imposer aux chercheurs ? Il est vrai que toute connaissance nouvelle débouche sur une nouvelle interrogation qui peut remettre en question des convictions bien établies. Il en est particulièrement ainsi des connaissances nouvelles sur les stades les plus initiaux de la vie humaine. Dans ces domaines de la recherche l’inaction est-elle préférable à la transgression ? Ou ne faut-il pas reconnaître que certaines « bornes » devraient être repositionnées.